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en kaki ELLE ●
en noir ELLE ○
Moi, Jenny.
J'ai la peau élastique qui se tend, se pend, sur mon bassin, qui gonfle et se dégonfle à chaque respiration semi-profondes venant du fond de mes entrailles et se propulse, par ma suffocation, à l'extérieur de ma gueule.
Nous sommes en fin de semaine. Je pose une patte, et puis l'autre sur un petit carré blanc. La balance grince et s'écrase, de peur je n'en sais rien, face à ma grosse personne. L'aiguille rouge se précipite avec élan vers la droite.
Aujourd'hui je pèse 112.9Kg. PS : Maman, merci pour tes délicieuses confiseries.
Moi, Maman de Jenny.
J'ai la peau fripé et les bout des doigts mou. J'empiffre ma bestiole comme une oie ; et j'aTTends le couteau élancé vers le haut que sa chair tombe a terre. Elle est belle comme la moisissure des murs. Autant vous dire que j'aime engouffrer mes doigts dans les plissures de son ventre plus tout à fait rond. Elle me vomi a la gueule ses entrailles. Je sais qu'elle aime mes délices. C'est une araignée avec l'abdomen trop gros, et moi j'ai les cotes qui me rentrent jusque dans les poumons. Elle s'engraisse à ma place.
Je n'aime pas les confiseries. Je préfère les petits pois.
Moi je les dévore tes petits ronds verts. De toute façon tu préfères le goût de la porcelaine blanche. Ta fourchette restera toujours légère, à chaque repas tu regardes la forme de tes lèvres dans le reflet de celle-ci. 'Reprends de la purée ! '. C'est toi qui veux que je garde la forme. Je n'en reprendrais pas. 'Allez mon poussin ! ' Tu sait amadouer mes envies. Je prend la grande cueillere. Mon portrait y apparaît et je le plonge dans cette patte jaune, jaune poussin pour vous dire. Et je remue ma joli gueule avec énergie. Mon assiette est remplie. Je repose la grande cueillere face a toi. Regarde, elle te vole ton portrait. Ton visage se montre rond et s'aplati sur les contours de l'ustensile.
Je deviens maigrement grosse. Mes cheveux on du mal à tenir sur ma tête mais malgré tout je les recolle avec de la super glue. La cuillère n'est que le reflet de la pâleur de ma peau. Je la prends et l'enfonce dans ma bouche ; Mon semblant de dents parait jaune. Avec le bout de la cuillère, je vomie. Jenny, tu aime voir mon ½sophage?
L'ustensile est en métal grossissant. Tes formes sont tellement grosses qu'elles débordent de la cuillère et coule le long de la nappe. C'est comme le beurre au soleil. La graisse s'échappe.
Maman je m'en vais étaler mon corps sur le canapé et regarder mon feuilleton dans le petit poste du salon. Ce soir on va savoir si Jessyca connaîtra le grand amour. Je m'y retrouve voit tu. Je m'endormirais comme à mon habitude et il faudra bien me monter jusqu'à mon lit. Ne va pas encore cherchez le voisin, bientôt il nous demandera de le payer, et c'est l'argent des pop-corn qui passera sous mon nez. Je sais que tu lutte à me soulever, mais alors comment t'y prendra tu pour m'enfoncer dans la tombe ? Et bien au moins j'y mangerais la terre à ma guise, pendant que tu crèvera sous la table d'avoir voulu avalé cette cueillere.
Mes os ne répondent plus. Je crois que c'est toi qui me conduiras dans la tombe. Tu pourras condamner l'étage de la maison, et par la même occasion grignoter ma moelle épinière. Je tombe déjà, ma tête claque contre le rebord de la table ; mes pieds dérapent dans mon vomi. Je vois tes oreilles prés de mon squelettique crane. Je n'est plus la force de crier. La cuillère est tombée avec moi. Je vois dans le reflet le cercueil que tu ma préparé dans l'entrée. La fourchette est à ma droite. Les barreaux fins me montrent qui je suis Vraiment. Je suis laide Jenny. Aussi laide que toi. J'ai toujours tes pieds en face de moi. Je meurs dans ma gerbe.
Maman...il est où papa ?
Tu la MANGER ! mes dents jaunes sourient.