Les temps sont difficils. On travail beaucoup et pourtant on mange toujours la croute de pain. Les enfants souffrent, alors je les couchent tot. Pour qu'ils taisent leur faim mais aussi leur questions trop realistes qui font mal. Ce sont ces petits qui continueront ma vie d'ouvrier bien rangée. Esperons qu'avec le temps, ils puissent tremper leur croute de pain dans une soupe bouillante. Au travail, les jours sont longs, de toute façon il l'ont toujours ete et le seront...toujours. Chaque matin, une file d'ouvrier rentre dans le batiment. Bonjour hypocrite au patron, enfilement de la blouse trop grande, maigres bavardages avec mes employés, grande bouffée d'oxygene, avant le commencement. Ma tache est simpliste, ennuyeuse, fatiguante et triste : j'offre des milliers de sourires niais à des milliers de poupée. Et mon sourire, un vrai, qui me le dessinera ?
En ce moment, à l'usine de peinture, on nous controle. Le chef verifie nos competences mais on sait tous qu'il est optimiste. Son attitude protectrice est comme un bouclier contre l'horreur du visage que la nature à donner au patron. Lui, comme toujours, se colle ce sourire inexistant et ces yeux indifferents. Il cherche la moindre petite faille qui se serait enfouite. A moi, il trouve que je peint la bouche un peu trop grande...
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